Une cuisine est le meuble le plus cher de la maison et le seul que l’on utilise tous les jours pendant vingt ans. Il vaut donc la peine de savoir ce qui se passe et dans quel ordre, quelles dimensions sont fixes et de quoi dépend réellement le prix. Voici tout le déroulement — du premier relevé au jour où le lave-vaisselle tourne.
Le déroulement en six étapes
Tout commence par le relevé : largeur, profondeur et hauteur de la pièce, plus les fenêtres, les portes, le chauffage, les arrivées d’eau, l’évacuation, la ligne de puissance et la sortie de ventilation. De ces mesures naît le projet — le plus souvent deux ou trois esquisses, parce que la deuxième version est presque toujours meilleure que la première. Vient ensuite le devis, qui détaille chaque appareil, chaque façade et chaque plan de travail séparément. La commande n’intervient qu’après. Avant la fabrication a lieu le relevé technique, dans le chantier terminé ou la pièce vidée — c’est le rendez-vous où les millimètres comptent. Puis la livraison et le montage, et pour finir la réception avec la prise en main des appareils.
Entre la commande et le montage s’écoulent habituellement six à douze semaines, selon le fabricant et l’équipement. Qui prévoit des travaux devrait donc concevoir la cuisine tôt et la faire monter tard : le rendez-vous de relevé se place au début du planning de chantier, le montage à la fin. Chez nous, l’étude, le relevé et le devis sont gratuits et sans engagement — vous ne payez rien avant d’avoir décidé.

La forme suit la pièce
La cuisine linéaire est la solution pour les pièces étroites et les cuisines ouvertes, où la cuisine doit être un mur et non un paysage. C’est la forme la plus économique et celle des trajets les plus courts, tant que la ligne ne dépasse pas quatre mètres environ — au-delà, on marche plus qu’on ne travaille. La cuisine à deux lignes double le plan de travail et exige un passage d’au moins 120 centimètres entre les deux, pour que deux portes puissent s’ouvrir en même temps. Moins de 90 centimètres, c’est un goulot d’étranglement au quotidien, même si cela passe encore sur le plan.

Cuisines en L et en U : les trajets courts
La cuisine en L exploite un angle et laisse le reste de la pièce libre — c’est la forme la plus fréquente dans les plans d’appartement ordinaires et la plus compatible avec une table dans la même pièce. La cuisine en U offre le plus de plan de travail au mètre carré et s’impose là où l’on cuisine vraiment beaucoup et souvent. Toutes deux vivent de leur angle, et l’angle est justement l’endroit où le rangement se perd : un plateau tournant, une ferrure pivotante ou une solution coulissante récupère ce qu’un simple meuble d’angle gaspille. Demandez-le explicitement, cela figure rarement de soi-même au devis.

L’îlot : beau, et à conditions
Un îlot de cuisson demande de la place et de la technique. Autour de l’îlot, il faut laisser au moins 100 centimètres libres, 120 sont plus agréables — et cela vaut de tous les côtés où quelqu’un doit passer ou ouvrir une porte. Si la table de cuisson ou l’évier partent dans l’îlot, la ligne de puissance, l’eau et l’évacuation doivent y aller aussi, ce qui est simple dans le neuf et, dans l’existant, une question de composition du sol. Réglez cela avant l’étude, et non après. Un îlot qui n’est que plan de travail et rangement n’a pas ces contraintes — et c’est souvent la meilleure solution.
Les dimensions qui sont fixes
La hauteur de travail se règle sur vous, pas sur le catalogue : en règle générale, elle se situe 10 à 15 centimètres sous le coude plié. Pour une taille d’1,70 mètre, cela fait environ 90 centimètres ; pour 1,85 mètre, plutôt 95 à 100. Cette différence décide si vous aurez mal au dos dans dix ans. Entre le plan de travail et les meubles hauts, comptez 55 à 65 centimètres ; au-dessus d’une table de cuisson à gaz, la hotte exige plus de distance qu’au-dessus d’une induction — le chiffre exact figure dans la notice de montage de l’appareil et n’est pas une recommandation, c’est une prescription.
La zone à laquelle personne ne pense
Prévoyez 40 centimètres de surface de pose à droite et à gauche de la table de cuisson, et au moins 60 à côté de l’évier. C’est la différence entre une cuisine qui a belle allure et une cuisine dans laquelle on peut réellement cuisiner — et cela ne se rattrape pas après coup.
De quoi dépend le prix
Quatre postes font le prix d’une cuisine, et trois d’entre eux relèvent de votre décision. Les caissons et les ferrures sont la base et se distinguent en qualité bien moins que les façades ne le laissent croire. Les façades elles-mêmes vont du mélaminé au bois véritable en passant par le laqué et peuvent doubler le prix. Le plan de travail va du stratifié au bois massif, à la pierre naturelle et à la céramique — entre la variante la moins chère et la plus chère, plusieurs milliers d’euros sont vite atteints. Et les appareils sont le poste sur lequel on peut le plus facilement économiser sans que cela se remarque au quotidien : un très bon four sans les trois programmes spéciaux coûte une fraction du modèle haut de gamme.
À titre d’orientation, la branche cite pour une cuisine intégrée complète avec appareils un montant se situant le plus souvent entre le milieu des quatre chiffres et le bas des cinq chiffres — la fourchette est si large parce qu’elle dépend de la taille, des façades, du plan de travail et des marques d’appareils. Un chiffre ne devient fiable qu’après le relevé. C’est précisément pour cela que l’étude et le devis sont gratuits chez nous : vous devez savoir ce que coûte votre cuisine avant de décider, et non après.